Léon Maurice-Auguste-Jules-Vincent-de-Paul, Baron GREINDL, né à Ixelles le 29 août 1867 et décédé le 24 janvier 1944.
Entré à l'Ecole Militaire le 6 décembre 1885, puis à l'Ecole d'Application d'où il sortit premier. Quatre ans plus tard, après avoir fait brillamment son Ecole d'Application il est promu Sous-Lieutenant de Génie. Après deux ans de régiment, il est affecté à la Compagnie des Télégraphistes de Campagne à Bruxelles. C'est le Lieutenant GREINDL qui étudia et surveilla la construction de tout le matériel de télégraphie de campagne utilisé par notre armée, un matériel d'une technique impeccable et qui devait par la suite être utilisé pendant la guerre. Aimant sincèrement son métier, il était un homme parfaitement heureux au milieu de ses ateliers et de ses techniciens. Un beau matin, le Lieutenant-Général LIENARD, Inspecteur général du Génie, le fit appeler et lui tint ce langage : 'Aucun officier du Génie ne s'est spontanément présenté pour la prochaine session de l'École de Guerre. Il est possible que l'arme n'ait aucun candidat. Je vous désigne d'office pour les examens'. Cette solution à la pénurie des candidats du Génie ne lui souriait guère, car il devait prochainement se marier et la date du mariage précédait de deux mois celle des concours. Pourtant il avait reçu l'ordre et devait l'exécuter. Ayant réclamé deux mois de congé pour préparer son examen qui portait sur 30 branches différentes, il consacra ses soixante jours de congé exclusivement à son voyage de noces ! Ce qui ne l'empêcha pas d'entrer premier à l'Ecole de Guerre et d'en sortir également premier. Le Capitaine GREINDL fut alors désigné pour le cadre spécial d'Etat-Major. Il resta un an à Liège à l'Etat-Major de la 3e D.A. Il fallait un professeur à l'Ecole de Guerre. L'autorité désigne à nouveau d'office Léon GREINDL. Il émet le désir de donner le cours d'art militaire. On lui confie la géographie ! Il professa pendant 11 ans. Dès l'année 1911, le Major Léon GREINDL fut appelé à occuper le poste de sous-chef d'Etat-Major de la division de Bruxelles. En 1912, il fut désigné comme attaché militaire temporaire à Tokyo pour suivre les grandes manoeuvres. Il reste quelques semaines au Japon et revient d'Extrême-Orient plein d'admiration.
En 1914, le Major Léon GREINDL exerce les fonctions de chef d'état-major. En 1915, sa division subit à Steenstraete la première et redoutable offensive allemande avec émission de gaz asphyxiants. Nommé Colonel, il prit le commandement du 5e Régiment du Génie de la 5e D.A. En décembre 1917, un an exactement après sa nomination de Colonel, il était promu Général Major. Il commanda alors le Génie de l'Armée et termina la campagne à ce commandement.
En 1919, le Général GREINDL est nommé Inspecteur général du Génie et promu Lieutenant-Général le 28 mars 1920.
Le 24 avril 1921, il quittait l'Armée pour s'occuper désormais d'affaires civiles et d'oeuvres patriotiques. La Banque de Bruxelles désirant s'attacher la collaboration d'une personnalité ayant des connaissances techniques étendues, susceptible d'étudier et de diriger de grandes affaires de transport, de transmission et d'électricité, l'appela à siéger dans son conseil d'administration. Il fut amené par la suite à prendre la présidence de la Sabena.
Léon GREINDL était président du Cercle de l'Union, ainsi que de la Société d'Etudes politiques, économiques et sociales.
Il avait épousé à Bruxelles, le 30 avril 1895, Mathilde-Augustine¬M.MESDACH de ter KIELE, Chevalier de l'Ordre de la Couronne, née à Bruxelles le 19 juin 1869 et décédée à Uccle le 29 octobre 1958, fille de Charles-Jean, Ecuyer et d'Esther-Eléonore-Zoé-Marie BARBANSON.
De ce mariage, il eut cinq enfants.

