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GreindlAssociation familiale
Portrait de Paul Greindl

5e génération · N° d'ordre 16317

Paul Greindl†

Paul Jules Léonard Maurice Vincent-de-Paul Greindl, baron

Naissance
1883
Décès
6 septembre 1951 à Zellik

Paul Jules Léonard Maurice Vincent-de-Paul, Baron GREINDL, né 7, rue de Luxembourg à Bruxelles le 10 juin 1878, et décédé à Zellik le 6 septembre 1951.

En 1881, Paul se rendit avec sa famille au Portugal où son père venait d'être nommé ministre de Belgique.

C'est à Lisbonne en 1883 que son père, excellent sculpteur, le représenta en Petit Poucet enfilant ses bottes de sept lieues. Cette charmante statue, très ressemblante, se trouve maintenant chez son petit-fils Olivier.

L'enfance de Paul GREINDL se caractérise par son amour pour les chevaux. Il devint d'ailleurs par la suite excellent cavalier.

En 1888, ce fut le départ pour Berlin. Jusqu'en 1892, il y suivit ses classes avec différents professeurs et vint alors à Bruxelles, puis à Namur terminer ses humanités chez les Jésuites et préparer ensuite son examen d'admission à l'Ecole Militaire, où il fut admis le 23 octobre 1897. L'Ecole était installée à cette époque dans l'Abbaye de la Cambre à Ixelles.

Les cours duraient deux ans et le 25 novembre 1899, Paul GREINDL fut nommé Sous-Lieutenant. Il obtint d'être affecté au Régiment Prince Baudouin, régiment de Carabiniers caserné à Bruxelles, et fut affecté à la 4ème Compagnie (Cycliste) du 2e Bataillon. Le service aux Carabiniers était très dur pour les cyclistes. Cette vie très fatigante eut raison de la santé de Paul GREINDL.

En juin 1906, le médecin de son Régiment constata qu'il souffrait d'une importante dilatation du coeur et était impropre au service. Il fut mis à la retraite à la date du 26 juin 1906, jour de sa nomination de Lieutenant. C'est avec grand regret qu'il quitta l'armée.

Officier très humain, il s'intéressait personnellement au sort de ses soldats et eux se sentaient en confiance avec lui et l'aimaient.

Il dut trouver un emploi et entra au Ministère de l'Intérieur; le 26 février 1907, il fut nommé rédacteur.

Ce travail ne l'enthousiasmait pas, mais il profita de ce séjour au Ministère pour faire un annuaire dans lequel il relatait l'histoire de tous les régiments dont certains remontent au 15e siècle.

Entre-temps, il cherchait toujours une situation plus intéressante et la trouva finalement en novembre 1907 en entrant aux Carrières de Porphyre de Quenast en qualité d'Adjoint au Secrétaire Général de la Société dont le siège bruxellois était situé 40, rue du Commerce.

Doué d'une grande imagination, Paul trouva le temps, en dehors de son travail, d'étudier et de faire les plans et les maquettes de plusieurs inventions :

  • une machine pour aligner mécaniquement les caractères d'imprimerie;
  • une trieuse de monnaies pour laquelle il prit des brevets, entre autres en Amérique en donnant malheureusement un dessin beaucoup trop précis de son invention et... les brevets lui furent volés. Il vit utiliser à la banque d'Angleterre un exemplaire de sa machine qui portait comme nom du constructeur celui d'un certain JOHNSON de Philadelphie !
  • un appareil pour la paie des salaires pour lequel il déposa des brevets lorsque éclata la guerre en août 14. Cette machine ne pouvant convenir que pour les monnaies de métal, elle n'avait plus de raison d'être après 1918, tous les pays ayant remplacé les pièces par des billets;
  • un démarreur pour automobiles fonctionnant grâce à un ressort ; invention que la guerre encore une fois l'empêcha d'exploiter;
  • un fichier (qu'il expérimenta à son bureau des Carrières de Quenast) dont les fiches découpées d'une certaine façon sautent aux yeux lorsqu'elles ne sont pas à leur place normale. Il ne réussit malheureusement jamais à commercialiser aucune de ses inventions qui ne lui procurèrent rien d'autre que la joie de la découverte et du travail créateur.

Bien qu'atteint d'une grave affection cardiaque, Paul GREINDL se porta volontaire dès l'invasion de la Belgique en août 1914.

Il se présenta au ministère le 4 et fut envoyé à Beveren Waas, puis à Termonde en qualité de Lieutenant de réserve affecté au 6ème Régiment de Volontaires.

Il servit ensuite à Ostende au 5e Régiment de Volontaires. Il fallait à la fois instruire la troupe et défendre ses divers cantonnements attaqués par la cavalerie allemande; le Régiment s'échelonna le long de l'Escaut.

Paul eut à garder le fleuve entre Eke et Zingem. Le 4 octobre, ses postes de Gavere et Zingem furent attaqués sérieusement, mais il se maintint sur ses positions; il fut légèrement blessé au cours de cet engagement. Dans la nuit au 11 au 12 octobre, il reçut l'ordre de détruire les ponts et de rejoindre son Régiment à Deinze. Grâce à l'obscurité, il y parvint.

Le 13 mars 1915, Paul est désigné comme professeur au Centre d'Instruction pour Sous-Lieutenants Instructeurs d'Infanterie (C.I.S.L. A.I.) à Bayeux. Sa forte personnalité, sa bonté, l'intérêt qu'il portait aux hommes sous ses ordres ont produit sur ceux-ci une impression durable. 58 ans plus tard, un de ses anciens élèves, Antoine YSAYE, fils d'Eugène YSAYE, violoniste et compositeur célèbre, écrivait: 'c'était un des plus éminents professeurs officiers - doublé d'un homme charmant - que j'aie eu à l'Ecole de Candidats Sous-Lieutenants de Bayeux' (23/9/1973).

Bien qu'il n'eut plus jamais vu Paul GREINDL depuis 1915, Antoine YSAYE avait gardé de son chef un souvenir vivant.

Paul GREINDL professa au C.I.S.L.A.I. pendant quatre sessions de 200 élèves chacune.

Le 13 octobre 1915, ordre lui est donné de rejoindre l'armée de campagne. Il fut adjoint au Colonel BERGER, commandant des troupes d'armée, ce qui lui donna l'occasion de visiter tous les secteurs du front.

Le 2 novembre, il se porte volontaire pour l'Afrique; le 11 novembre, le Ministère de la Guerre le désigne pour être détaché au service de la colonie, et le 18 décembre, il est commissionné en qualité de Capitaine en second de l'Armée métropolitaine. Le 22 décembre, il est admis au service de la Colonie en qualité de Lieutenant de la Force Publique.

Il sert comme officier d'ordonnance du Général MALFEYT, Commissaire Royal dans l'Est africain allemand et comme commandant du groupement de la Force Publique Udjiji-Kigoma. Paul GREINDL arrive avec le Commissaire Royal à Dar Es-Salaam le 2 janvier 1917, passe par Tabora, ville prise aux Allemands par la Force Publique belge le 19 septembre 1916, et s'installe à Kigoma sur la rive est du lac Tanganyika, à une heure de marche de grand centre arabe d'Udjiji. En plus de ses fonctions, il eut à remplir à partir du 8 mai 1917, celle de juge suppléant du Conseil de guerre de Kigoma.

En juillet 1917, il traverse le lac avec son chef pour assister à l'ordination du Père KAOSE, premier prêtre congolais, à Baudouinville. Il est 'émerveillé' du travail réalisé par les Pères Blancs, de 'leur esprit large et de leurs manières franches'.

En août et septembre 1918, le Commissaire Royal et son officier d'ordonnance entament un voyage d'inspection dans les royaumes Watutsi du Burundi et du Rwanda. Le trajet se fait à pied et à cheval par des sentiers à peine tracés dans les collines. Au cours de ses pérégrinations, Paul rencontra Monseigneur ROELENS, premier évêque belge du Congo, arrivé là-bas en 1891.

Le 5 décembre 1918, Paul a une 'mission bien agréable à remplir' :

Les prisonniers allemands, dont le Gouverneur von SCHNEE et le Général von LETTOW VORBECK venant du Sud du Tanganyika, sont dirigés par bateau sur Kigoma et le Commissaire Royal charge son officier d'ordonnance de le représenter auprès d'eux. Paul monte seul à bord et après leur avoir expliqué qu'il vient leur parler au nom du Gouverneur belge de l'Afrique Orientale allemande, les autorise à descendre à terre et leur fait servir un repas. 'Donner une permission au général en chef des Allemands en Afrique était une petite revanche tout à fait agréable' (lettre à sa femme du 5/12/18).

Le Général von LETTOW VORBECK dans son livre 'La Guerre de brousse dans l'Est Africain', relate cette réception : 'nous fûmes traités par les Belges avec la réserve pleine de tact qu'exigeait : notre situation délicate . . . Le Gouverneur belge avait envoyé son officier d'ordonnance qui parlait parfaitement l'allemand pour nous recevoir...'.

En février 1919, par suite de la fin de la guerre, les cadres sont réduits et Paul GREINDL devient Commandant de place en même temps que Commandant du Groupement des troupes des territoires occupés.

Le voilà donc chef de Bataillon, enchanté de commander une troupe noire d'excellents soldats; il n'en abandonne pas pour autant ses autres fonctions et ses derniers mois de séjour en Afrique sont très absorbants.

En décembre 1919 Paul GREINDL et son chef le Général MALFEYT quittaient Kigoma pour rentrer en Europe. Ils arrivèrent à Bruxelles en janvier 1920. Paul fut alors mis en congé et finalement démobilisé le 1er juin 1920.

Le 17 novembre 1920, il sera autorisé à porter le titre honorifique de Capitaine-Commandant. Il reprit son travail au Comptoir de Vente du Porphyre de Quenast.

En 1929, il en était Directeur Général. En 1932, sa maladie de coeur s'aggrava et il faillit mourir. Il ne put travailler pendant un an et quand il fut remis, le Comptoir de Vente du Porphyre ne voulut pas le reprendre. Il entra chez Citroën le 16 juillet 1934 d'où il démissionna le 23 janvier 1935. II fut engagé à la S.A. Pantex le 13 février 1935 comme Directeur général.

Il épousa à Bruxelles le 30 avril 1903 Isabelle de BURLET née le 14 mars 1881, fille de Jules, Ministre d'Etat et de Marie VERHAEGEN, qui lui donna six enfants dont cinq fils, et mourut à Bruxelles le 27 février 1961.

Paul GREINDL mourut le 6 septembre 1951 dans la jolie maison qu'il avait achetée après son retour d'Afrique à Zellik, Theodoor Coppensstraat, 241. (het kasteeltje)

Isabelle de Burlet est née en 1881 et décédée en 1961.Elle est la fille de Jules de Burlet, premier ministre en 1894, puis ambassadeur à Lisbonne et de Marie Eulalie Verhaegen, elle-même petite fille de Théodore Verhaegen, le fondateur de l'ULB. Sa mère Marie était surnommée Bonnie et habitait une grande maison au coin de l'Avenue de l'Armée et de la rue des Bollandistes avec porte cochère et écuries au fond du jardin. Les écurie ont été transformées en maison pour elle à la fin de sa vie.

Distinctions

  • Chevalier de l'Ordre de la Couronne
  • Croix de Guerre avec palmes, 7 chevrons de front
  • Étoile de service en argent
  • Médaille de la Victoire
  • Médaille Commémorative
  • Isabelle de Burlet:

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